Réforme du Code du Travail : de la clarté VITE !!

A l’occasion du débat entre candidats organisé par Le Progrès, j’ai interrogé le candidat La République En Marche sur le contenu du projet de réforme du code du travail qui doit être pris par ordonnances. Monsieur Mallet m’a précis’ que le Président de la République a « fait l’effort » de rencontrer les syndicats et qu’il leur proposera un cadrage. Malgré mes demandes réitérées, le candidat n’a rien dit sur le futur contenu de la réforme.

Les révélations du Parisien d’un document datant du 12 mai sont pour le moins inquiétantes. Le gouvernement se défend d’avoir produit un tel document qui ne serait qu’un document de travail d’En Marche. Doit-on y voir un couac, un ballon d’essai pour tester la résistance de nos concitoyens ? Quoi qu’il en soit, alors que  les résultats du 1er tour des législatives des circonscriptions des français de l’étranger ainsi que les sondages laissent présager une majorité écrasante, cette opacité est inacceptable.

Sur la forme, ne pas vouloir informer les électeurs d’une réforme majeure du quinquennat qui touchera l’ensemble des salariés est une tromperie.

Sur le fond, ce projet est une erreur car une réforme du code du travail ne peut constituer à elle seule une solution au chômage de masse. Le Code du Travail dont François Bayrou fustige l’épaisseur prévoit de nombreuses dispositions permettant aux entreprises de s’adapter aux fluctuations économiques. Et de plus, soyons clairs, les entreprises embauchent quand le carnet de commande se remplit !!

Avec ce projet de réforme, on est bien loin de la flexi-sécurité ; c’est la flexibilité tout court, celle qui précarise. C’est vers un modèle anglo-saxon que l’on veut nous emmener ! Le Medef en rêvait !!

Cette réforme qui donnerait la prééminence aux accords d’entreprise sur les garanties collectives risque fort de conduire à un moins-disant social. Pire, elle risque, au sein d’une même branche de créer des distorsions de concurrence.

Au final, c’est une réforme perdant-perdant qui nous est promise.

Il est impératif que le Président de la République et son gouvernement précisent le contenu réel de leur projet avant le 1er tour des élections législatives.

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Les associations, un lien social essentiel

Le 29 mai l’AGLCA organisait une soirée débat sur la vie associative avec les candidats à la députation.

Le premier thème portait, sur le bénévolat et les bénévoles.

Aujourd’hui être bénévole c’est être utile à la société et agir pour les autres, c’est aussi une forme d’épanouissement personnel. C’est la force du collectif essentielle à la vitalité de nos territoires dans les domaines de la citoyenneté, de la solidarité, des activités sportives et culturelles ainsi que l’éducation populaire ;

Etre bénévole exige du temps, exige de dégager du temps : pour les actifs, il est nécessaire qu’il puisse y avoir des aménagements du temps de travail. Les parents doivent pouvoir aussi concilier vie familiale et engagement associatif ; cela implique aussi de faire progresser l’égalité hommes femme afin qu’une meilleure répartition des tâches permettent aux femmes de s’engager.  

La deuxième thématique portait sur les relations entre associations et collectivités.

La Charte d’engagements réciproques signée le 14 février 2014 reconnait le rôle essentiel des associations dans la société civile :  elle met les citoyens au centre des instances de concertation afin de rendre plus lisibles et plus transparents les critères de subventions, elle vise à favoriser la création de lieux d’accueil, d’information et de conseil aux associations, et à améliorer la gouvernance démocratique des associations par le non cumul des mandats, la promotion de la parité et la lutte contre les discriminations.

Dans leur relation avec les collectivités, le maintien et la pérennisation des financements est une source d’inquiétudes  majeure. Les associations ont besoin de visibilité et il n’est pas acceptable qu’elles soient mises devant le fait accompli d’une baisse de subvention sans un délai de prévenance suffisant. Par ailleurs, on constate que les commandes publiques se développent de plus en plus au détriment des subventions, les associations sont placées en position de prestataire et perdent leur capacité d’initiative. La dérive de certaines collectivités visant à ne financer que des dépenses d’investissement au détriment du fonctionnement est là encore regrettable et constitue un frein à la capacité d’intervention des associations. Aussi, les collectivités doivent être en capacité de mieux informer les associations sur les possibilités de financement et de mieux les orienter pour assurer leur pérennité.

Enfin, la dernière thématique de la soirée concernait l’emploi dans les associations.

L’emploi associatif, à lui seul est plus important que l’ensemble du secteur de la construction ou que celui du transport. L’Ain compte plus de 1 500 associations employeuses et représente 11,3 % de l’emploi privé du département. Il est donc important de soutenir l’emploi associatif car quelle que soit leur taille, ces associations animent les territoires et leurs emplois ne se délocalisent pas.

C’est parti : la campagne est lancée !

C’est en présence de plus de cinquante personnes que Florence Blatrix-Contat et Michel Fontaine ont lancé lundi 22 mai, leur campagne pour les législatives à Saint-Denis-lès-Bourg. Amis, militants, élus et sympathisants ont démontré leur détermination à faire campagne et à se mobiliser pour faire gagner les candidats de la gauche, des démocrates et des écologistes pour la 1ère circonscription de l’Ain.
Florence Blatrix-Contat a expliqué la nécessité de faire réussir ce quinquennat pour la France, mais cette réussite doit se faire par un ancrage à gauche des réformes. Des lignes rouges ont été délimitées, il n’est en effet pas question pour la candidate de voter l’augmentation de la CSG, la suppression de l’ISF ou encore la remise en cause de la protection des salariés.
« Il n’est pas bon qu’un seul parti gouverne ! Ce quinquennat a besoin de gauche pour réussir. »

Michel Fontaine a quant à lui souligné l’importance d’avoir une députée de terrain et proche des citoyens. Pour lui la candidate à toutes les qualités nécessaires pour être une élue en phase avec notre époque. Il s’est exprimé sur les sujets plus locaux que le tandem soutiendra à l’avenir, sur le développement de notre territoire.

Les interventions se sont terminées par la prise de parole du sénateur Rachel Mazuir qui a rappelé le rôle essentiel des partis dans une démocratie et notamment celui du Parti Socialiste ainsi que de la nécessité impérieuse d’avoir une députée de gauche pour notre pays. Jean-François Debat, Maire de Bourg-en-Bresse a appelé à une mobilisation massive des soutiens pour faire gagner la candidate

La soirée s’est terminée dans une belle ambiance d’échange et de dialogue avec tous les participants. Florence Blatrix-Contat et Michel Fontaine ont terminé la soirée échangeant avec chacun des présents pour écouter et dialoguer.

La campagne est lancée, résolument positive, avec des actions de terrain dans toutes la circonscription.

Florence Blatrix-Contat et Michel Fontaine comptent sur vous tous pour gagner cette circonscription et ancré notre avenir à gauche.

TOUS EN CAMPAGNE !

De vous à moi, interview.

En quelques lignes, pouvez-vous vous présenter ?
J’ai toujours vécu à Drom, mon village natal ; j’ai mes origines familiales entre Bresse et Revermont. Mes grands-parents, agriculteurs m’ont transmis cette attache à la terre. Mon père artisan et ma mère secrétaire m’ont toujours poussé à travailler à l’école pour pouvoir choisir mon métier.
J’ai fait des études comptables tout en travaillant comme surveillante au lycée Quinet. Depuis 1993, je suis professeur au Lycée Quinet à Bourg-en-Bresse. J’enseigne l’économie et le droit dans les classes de BTS. C’est un beau métier, qui évolue beaucoup, qui s’adapte pour répondre aux besoins des enfants. L’éducation est pour moi un enjeu crucial car elle doit permettre à chacun de devenir autonome, de devenir citoyen.
Je suis mariée et j’ai 3 enfants qui ont entre 13 et 28 ans.
Je suis élue dans ma commune depuis 1995. Dans une commune rurale, les élus doivent non seulement gérer leur commune, faire des projets mais aussi faire beaucoup de travail opérationnel ; il faut beaucoup de polyvalence. Il faut surtout savoir travailler avec tous au-delà des clivages politiques.

Emmanuel MACRON vient d’être élu président de la République, comment vous situez-vous par rapport à sa démarche et à son projet ?
Emmanuel Macron a été élu dans un contexte inédit ; il a su incarner la modernité et l’optimiste. Je crois que de ce point de vue sa démarche incarne un besoin de renouvellement attendu. Certaines propositions dans son projet me semblent aller dans le bon sens et dans ce cas, je les soutiendrai. En revanche certaines propositions sont inquiétantes : augmentation de la CSG, suppression de l’ISF, remise en cause des protections des salariés, réduction massive du nombre des fonctionnaires et baisse des dotations aux collectivités qui induiront une détérioration des services publics. Je les refuserai. Le nouveau gouvernement veut aller vite sur la réforme du code du travail, c’est un mauvais signal !

Mais les Français ont choisi le programme d’Emmanuel Macron, pourquoi ne pas lui donner une majorité ?
Des Français issus de toutes sensibilités ont voté pour Emmanuel Macron pour éviter l’extrême droite ou la droite dure. Ce n’est pas systématiquement une adhésion à son projet. Je crois qu’il doit le prendre en compte et que ce serait un vrai gage de modernité ; il n’est pas bon qu’un seul parti gouverne ! Ce quinquennat a besoin de gauche, besoin de députés de gauche pour réussir.
Il faut des députés de gauche pour défendre des mesures de justice sociale, pour ne laisser personne sur le bord du chemin.
L’économie de notre pays, la fonction publique ont été confiées à des ministres issues de la droite ; il faut un équilibre pour que ce quinquennat réussisse.

Pour vous un bon député, c’est quoi ?
C’est d’abord un élu irréprochable ; la politique a trop souffert de comportements contraires à l’éthique.
Député, c’est un mandat qui exige une bonne connaissance des enjeux nationaux mais aussi une bonne connaissance des réalités du terrain. Les députés ne doivent pas être déconnectés de leur territoire ; ils doivent aller à la rencontre de tous les acteurs politiques économiques associatifs. Ils doivent aussi fortement s’investir à l’Assemblée ; il est toujours regrettable que certaines lois importantes soient votées par un petit nombre de députés. Il faut surtout impliquer davantage impliquer les citoyens dans le mandant du député en organisant par exemple des conférences citoyennes qui permettraient d’évaluer le mandat du député et de faire des propositions.

En 3 mots votre investissement politique ?
Tout d’abord, convictions, il en faut pour porter un projet ; les miennes sont à gauche pour porter une société plus juste et solidaire.
Ensuite engagement, car il faut s’investir au quotidien pour porter ses convictions, pour faire avancer les projets.
Ethique, plus qu’une nécessité, une exigence. Depuis de nombreuses années le manque d’éthique a miné la confiance des citoyens envers leurs représentants ; ces attitudes ont nourri le populisme qui met en péril notre démocratie.

Pour vous, quels sont les enjeux prioritaires sur votre circonscription ?
Je mesure au quotidien la complémentarité des enjeux entre les territoires ruraux et urbains qui composent notre circonscription. IL faut œuvrer à un développement équilibré.
La fibre optique doit être très rapidement déployée ; les entreprises et les habitants en ont besoin.
Les services en milieu rural doivent être développés ; il faut dans le même temps renforcer des équipements importants qui structurent le territoire.

Le sens de notre engagement

Les 11 et 18 juin prochain, je serai candidate aux élections législatives avec Michel Fontaine mon suppléant.

Originaire du Revermont, j’habite à Drom, mon village natal. Je suis enseignante à Bourg-en-Bresse et je mesure au quotidien la complémentarité des enjeux entre les territoires ruraux et urbains qui composent notre circonscription. Elue dans ma commune depuis 1995, puis au Conseil Régional depuis 1 an, je suis attachée à la vitalité de nos territoires ruraux.

Michel Fontaine, enseignant puis chef d’entreprise s’est fortement investit dans notre territoire ; il a œuvré au quotidien comme président de Bourg-en-Bresse Agglomération pendant près de 10 ans pour porter le projet communautaire.

Nos engagements, ils sont d’abord locaux, dans les associations, dans nos collectivités pour que nos territoires vivent et se développent, pour que chacun puisse bénéficier des services nécessaires, pour que chacun puisse s’épanouir dans des activités sportives et culturelles.

C’est fort de cette expérience que nous sollicitons un mandat national.

Notre engagement est également fondé sur nos valeurs, la solidarité d’abord. C’est un pilier de notre République ; notre modèle social, socle de notre démocratie, doit être préservé.
Les lutte contre les inégalités, ensuite doit être le moteur de l’action publique. C’est une exigence morale mais c’est aussi déterminant pour notre cohésion sociale. IL nous faut combattre la reproduction des inégalités.
Nous croyons enfin en la volonté et en l’action publique. Pour porter des projets, pour avancer, il faut rassembler au-delà des sensibilités partisanes pour agir efficacement.
Nous partageons ces valeurs ; elles guideront mon action. Un élu national doit agir avec éthique dans l’intérêt général sans s’enfermer dans les postures politiciennes.

Je m’y engage !